Le TOGO Sauve des soldats français blessés au Mali !

Une patrouille française engagée dans l’opération BARKHANE , est prise à partie par des terroristes dans la région de Kidal au Mali.

Un soldat français est gravement touché au ventre et à la cuisse. Impossible de l’évacuer sans aide : Kidal est à plus de 20 km du lieu des combats et, dans l’accrochage, le véhicule transportant le groupe a été complètement détruit. Le chef de section demande alors par radio du secours à toutes les forces présentes dans la région.

Immédiatement, le Lieutenant reçoit une réponse de « Kofi 4 » – l’indicatif d’une patrouille togolaise.

«Kofi 4 » annonce que, par chance, il dispose d’une ambulance. C’est une ambulance Bastion achetée chez ACMAT, une entreprise française. Et « Kofi 4 » ajoute qu’il l’envoie en renfort avec un groupe en sécurité.

Malheureusement, arrivée sur place, l’ambulance ne peut se mettre que de profil pour que les infirmiers puissent tenter d’embarquer le blessé. Toute autre disposition mettrait les hommes à l’intérieur du véhicule (médecins et soldats de renforts) directement sous le feu de l’ennemi puisque le chargement se fait naturellement par la porte arrière.

Pendant ce temps, les Français ont « fixé l’ennemi » et progressent lentement pour réduire les poches de résistance. Sur le flanc de l’ambulance blindée, on entend nettement le bruit caractéristique des balles ennemies frappant la carrosserie.

Les deux infirmiers chargés de récupérer le blessé sautent du véhicule, la peur au ventre. Ils prennent néanmoins le temps de mettre le soldat français dans une civière coquille (ce qui est beaucoup plus long que de prendre un brancard normal), puis ils le réembarquent dans le véhicule blindé sanitaire au plus vite, en le bousculant le moins possible.

Le blessé ne se plaint pas !  c’est mauvais signe ! plus les blessures sont graves, moins le blessé se plaint, crie ou pleure.

L’ambulance togolaise ACMAT quitte les lieux en trombe. Très vite, le médecin pose son diagnostic : plaie ouverte au ventre avec fistules (c’est-à-dire trous) des intestins.
Pire, du sable est entré dans la plaie. Pour la jambe le médecin détecte trois déchirures. Le soldat français a dû être touché alors qu’il était déjà à terre.
Pendant cet examen, les infirmiers togolais prennent la tension : 24 /12. Vraiment pas bon. Pouls : 120. Là non plus, ce n’est pas terrible.

Puis, les infirmiers nettoient les plaies avec de l’eau oxygénée. Il faut savoir que les médicaments représentent pour l’armée togolaise un coût monstrueux. Une simple boite de compresse coûte environ 4 € sur place. C’est-à-dire près de 27 000 FCFA. C’est l’équivalent de la solde d’un soldat togolais pour une journée !

Le médecin installe une perfusion et injecte du « Loxen » pour faire baisser la tension. Il prévient par radio l’hôpital le plus proche – qui est celui de Kidal justement – tenu par les Togolais : « Urgence absolue, soldat français. »
A l’hôpital, on retarde une opération prévue pour un soldat togolais car, pour le Togo, l’ami français passe en premier.

Nos amis togolais ont ainsi sauvé in extremis ce soldat, prêts à sacrifier leur vie pour ce frère d’armes. Le Service de Santé français et CPCO à Paris se sont occupés de son EVASAN (évacuation sanitaire). Actuellement, ce soldat est hors de danger.

Sans l’intervention togolaise, il n’avait aucune chance.

Cette histoire, nous pourrions la répéter 20 ou 30 fois. Car l’hôpital de Kidal est le plus proche du front.

Plus de 10 soldats togolais sont mort en voulant sauver des soldats de l’opération BARKHANE , notamment des Français.

Les Togolais ne parlent pas, ne communiquent pas et font leur travail avec l’humilité des héros. Malheureusement, le matériel manque. « On soigne avec des bouts de compresses, me disait un officier togolais. »

Espérance pour un avenir solidaire a décidé de se mobiliser pour au moins deux raisons :

 

  • Les soldats togolais ont été les premiers à rejoindre la France au Mali. Auparavant, ils avaient sauvé des ressortissants français en Côte-d’Ivoire. Nous devons montrer notre reconnaissance à ces soldats courageux qui risquent leur vie pour les nôtres.
  • L’armée togolaise – qui est l’une des plus pauvres du monde – a été le seul pays volontaire auprès de l’ONU pour installer un hôpital à Kidal, sur la ligne de frontSi les soldats togolais n’étaient pas là, nos pertes seraient beaucoup plus grandes. Et le terrorisme islamiste progresserait beaucoup plus vite en Afrique – et, par ricochet, en France, où ces barbares pourraient venir poser des bombes dans les lieux publics.

Alors, je vous en conjure, chers amis, aidons les Togolais à acheter du matériel médical pour sauver les soldats Français, par votre don c’est la France que vous sauvez et vous avez la satisfaction de participer activement à la lutte contre le terrorisme !

C’est notre devoir.

Je compte sur vous !